Il faut que le monde sache !
Par MaRDyCk, mardi 21 septembre 2004 à 10:20 :: Clapo :: #143 :: rss
Madame, Monsieur, vous qui nous lites, êtes la victime d'un gigantesque complot millénaire et mercantile. Sachez que vous n'avez pas besoin de manger pour vivre. L'idée contraire, imposée à vos cerveaux depuis des siècles par des marchands et épiciers de tout poïlz n'est que billevesée. En effet, sachez qu'on vous ment. On vous fait croire depuis la nuit des temps que la nourriture est essentielle à toute vie et donc à la votre. Fadaise ! Votre corps se peut très bien passer de nourriture.
D'aucuns objecteront à cela: ah, ben oui, mais si je mange pas, je meurs.
C'est montrer à quel point ces carabistouilles sont ancrées dans les esprits faibles et moins faibles. Eh oui ! De nombreuses expériences ont prouvé que l'être humain moyen (c'est à dire vous) meurt au bout de quatre à cinq semaines de privation, alors qu'il ne le devrait pas, rappelons-le. Il s'agit en fait, non pas d'une mort physique, mais bien du fameux effet placebo, de sinistre mémoire. L'idée même de privation de nourriture vous fait défaillir, la dite privation entraînant un amaigrissement psychosomatique suivi d'un décès tout aussi psychosomatique. Cette théorie est évidemment corroborée par les travaux du docteur Crozemarie, travaux qui lui ont valu un emprisonnement injuste qui illustre bien l'étendue du complot.
D'autres objecteront à leur tour: eh ben, les animaux alors ? Si ils mangent pas, ils meurent. Et on est quand même presque tous plus intelligents que des animâlz. Non ?
Si. Prenons un exemple à la fois simple et précis, ainsi que fédérateur. La bête crevette (krevettus vulgaris). Il va de soit que la bête crevette (krevêtus Stuhpiduhs) est bête (stupidhus). C'est cette absence congénitale de matière grise chez la crevette grise (khrevettus noireblantem) ou de matière rose chez la crevette rose (qureuvetthus tarlousem) qui rend celles-ci réceptives au complot organisé par les marchands du temple (encore plus que le pékin moyen (c'est-à-dire toujours vous)). En effet, combien de crevettes, combien de capitaines, se croient mourir d'inanition dans une mer sans plancton (voire sur l'étal du poissonnier, qui lui ne pense qu'à vous faire manger, artisan du grand complot planétaire) ? Mmh ? Combien ? Plein. Plein plein ! Pourquoi ? Parce que la bête crevette (qrevhetus debilus) est bête (concomunbalem), et que le lavage de son non-cerveau n'est qu'une affaire de psychosomatiques micro-secondes placébiques (cf. "La crevette, ce bête animal" Maïté, cuisine des mousquetaires p.3256).
Haha, ça vous en bouche un coin, hein ? Z'aviez qu'à faire une terminale scientifique comme nous. Na.
la crevette commune (vulgaris elzheimerus),
c'est vraiment une bestiole à la con.
Reprenons: Le QI (Quotient intelllectouéllll) de la crevette commune (platodefruidemerus) est le plus souvent inférieur ou égal à 1 (un (unus (one(ein (heinz)))) (cf. La grande histoire des chiffres Armand Jamot, chapitre un (page un, paragraphe du même nombre (ou chiffre) alinéa 3)), ce qui en fait la cible idéale des sectes de tout poylz. Qui n'a en mémoire cette triste image de centaines (de milliers) de gambas (crevetus espagnolus miammiam) échouées sur la plage de Paimpont (les pompiers) agitant dans leurs petites pattes fébriles cymbales et moulins à prières (moulinus harekhrishnus) et chantant stupidement (alors qu'elles devraient plutôt essayer de sauver leur carapace de merde qui croque sous la dent) maints vains Haré et autres Krishnas (relire à ce sujet l'excellent ouvrage d'Alain Bombard: Moi, quand je m'échoue sur une plage, je passe pas mon temps à chanter des conneries ! Plon 1974). Y'a pas: la crevette commune (crevetus de notairem) est bête (noeunoeultus) ?
C'est cette facilité déconcertante avec laquelle les sectes de tout pwalss manipulent le cerveau stupidement inexistant (çavachezvum ?) des crevettes (unepulum surunmurem kipikotem dupanem) qui fait de celles-ci une cible facile pour ce grand complot maçono-capitaliste dont nous vous parlions plus haut. Ben oui, faut suivre.
D'ailleurs, nous pouvons ici tirer une conclusion préliminaire et scientifiquement prouvée de cette étude: bouffez des crevettes (garniturem de paellam), t'façons elles s'en rendent même pas compte, c'est vous dire à quel point elles sont bêtes (lepenum borgnum). On pourra d'ailleurs relire, sur un sujet qui n'a rien à voir Tintin en Amérique Casterman, 1932.
un bien bel abloume
Prenons un second exemple probant (cf. Petit Larousse édition 1980, p 743): la manière tout-à-fait sectaire qu'ont ces connes de se suicider collectivement (et psychosomatiquement) par la glace sur les étals des poissonniers de Carrefour (cf. Carrefour, ces assassins Mr Mullier, NRF 1923). Se laissant glisser sur de la glace comme une bête otarie (OinkOinkus Ballonum) alors qu'elle n'en a pas les pohals protecteurs, la crevette (bestiolem dontonparlum) meurt de froid dans d'atroces souffrances dont elle ne se rend même pas compte, vu qu'en plus de n'avoir pas une once de cervelle, elle n'a pas non plus de nerfs, alors qu'elle devrait mourir de faim, vu que c'est notre sujet (ce qui montre encore une fois sa bêtise congénitale). Ce nouvel exemple permet à son tour de tirer une conclusion préliminaire (faute de mieux): ayé, on a tiré une conclusion. Mais on ne vous la dira pas. Bon, d'accord, c'est bon pour cette fois. Oh, et puis non, finalement. Passons à la suite.
un suicide collectif chez les crevettes
(lestrucsbizarus surlimagaem)
Le troisième exemple frappera les esprits de façon définitive. Savez vous que les sectes de crevettes (Amarinae menum) profitent de votre absence pour tenter de détourner nos chères petites têtes blondes (étonnamment, les sales bestioles ne s'attaquent qu'aux blonds) du droit chemin. Subrepticement, et profitant de leur petite taille, les moines crevettes lobotomisés envoyés par leurs chefs crevettes, les gourous écrevisses, s'introduisent dans vos doux foyers pour y semer la graine de la subversion. C'est dire si elles sont vilaines (pabellum) en plus d'être bêtes (comdabitus). Notez que si vous avez mal à la tête, c'est que notre exemple vous a bien frappé. Ceci n'ayant rien à voir avec cela, mais qui fera quand même l'objet d'une prochaine étude. Bande de veinards. Bien sur, nous lisons dans vos yeux l'incrédulité crasse. C'est normal, et point ne nous en émouvons-je. Hm. C'est bien là la preuve que ces saloperies (nucleus) font ça dans votre dos innocent et large.
Notre dernier exemple frappera moins les esprits et n'a même rien à voir avec les crevettes, mais on l'aime bien :
Le Blues se caractérise par une indétermination entre les modes majeur et mineur. Si (voir, à cet excellent manque d'à propos, Le Club des Cinq à la pèche aux crevettes Enid Blyton, bibl. rose, 1342.)
Relisons nous et essayons de trouver une sortie honorable. Ah oui. Tout cela nous montre bien que l'objection tout là haut est nulle et non avenue. Et en plus même pas fondée.
Donc on a raison. Arrêtez de manger. Sauf des crevettes.
Professeur MaRDyCk
Expert ès sectes de tout po'ilzeus
1er novembre 98
Bibliographie:
- La Crevette. Le professeur Julien Cottes, GF 1987.
- Et pendant ce temps, les cathédrales s'écroulent. MaRDyCk, HMV, Deutsche Grammophon, 2013
- User's guide to VCR 32RD665 Sony.
- Plus de Crevettes. Le professeur Julien Cottes, PUF 1988.
- Oeuvres Complètes. François Villon.
- Le Marxisme. Coll. Que Sais-Je ?
- Les Sectes, comment ça marche ? M. Chevalet, Ed TF1, 1983.
- Carte des Bières. De Vierpot, 1997.
- Les bonnes Manières. N. de Rotschild. J'ai lu, 1912. (Celui là on ne l'a pas lu.)
- La méthode Montignac. M. Montignac, Weight Watchers 1453.
- Comment j'ai perdu 60 kilos. Demis Roussos.
- Comment ils sont revenus avec des copains. Carlos.
- Y a du rab' de crevettes ? Le professeur Julien Cottes, NEO, 1989
Commentaires
1. Le jeudi 11 janvier 2007 à 19:17, par Nidec
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